Des rythmes venus d’Afrique
Martèlent ma poitrine,
Des pulsions ataviques
Me parcourent l’échine,
En ces temps oniriques
Tu m’apparais, féline.
Ton regard mystérieux,
Tes œillades assassines,
Ton sourire malicieux,
Tes expressions mutines,
À mon cœur silencieux,
Sont d’exquises épines.
Tes yeux d’un bleu pistache,
Ton odeur de vanille,
Réminiscences malgaches
Des lointaines Antilles,
Plus sûrement m’attachent,
M’enivrent et m’émoustillent.
Et ta peau mordorée
Finement mouchetée,
Tes reins lisses et cambrés
D’une trouble suavité,
Réveillent, démesurée,
Une chaude bestialité.
Ton rubis, tes topazes,
Ta source corruptrice,
M’excitant d’une emphase
Toute provocatrice,
Appellent à des extases
Combien libératrices.
Je veux te posséder,
Je veux t’appartenir,
Je veux te pénétrer,
Je veux m’anéantir,
Je veux nous inonder
Jusqu’à nous engloutir.
Sauvagerie
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